MARSOLAN > LA ROMIEU – étape 26

MARSOLAN > LA ROMIEU – étape 26

Aujourd’hui nous avons encore prévu une petite étape de 10 km. Qui veut aller loin ménage ….

Entouré par les communes de Lagarde, Blaziert et La Romieu, Marsolan est situé à 15 km au sud-est de Condom la plus grande ville des environs.
Situé à 159 mètres d’altitude, le Ruisseau Pradette, le Ruisseau de Lauriac, le Ruisseau de Verduzan sont les principaux cours d’eau qui traversent la commune de Marsolan.

À la sortie de Marsolan le GR 65 descend, sur une route, dans la vallée de l’Auchie.

 

500 mètres de bitume puis  c’est sur un chemin herbeux, entre les champs de tournesols, que nous continuons l’ascension.

Marsolan-LaRomieu
Marsolan-LaRomieu

Au sommet de la colline, nous cheminons brièvement sur une petite route.

Marsolan-LaRomieu
Marsolan-LaRomieu
Marsolan-LaRomieu
Marsolan-LaRomieu
Marsolan-LaRomieu
Marsolan-LaRomieu

A un moment le GR65 et la route d’Artagnan se confondent.

 

GR65
GR65

Le Gr65 continue sur une portion herbeuse mais sans ombrage.

 

Nous retrouvons un peu de fraicheur dans une forêt de chênes,

 

Et un banc pour une petite pause gourmande !

Passage près d’un champ de prunes servant à la fabrication des pruneaux d’Agen, les vergers de Beausoleil

Les vergers de Beausoleil
Les vergers de Beausoleil

L’histoire du domaine commence par une histoire de famille, celle des deux Oscar… Le premier, Oscar père, est venu s’installer dans le Gers en 1973. Il s’est exercé à comprendre cette terre Gascogne et son climat et à améliorer la culture des pruniers d’ente et des céréales.

Il a alors confié ses connaissances en 1985 à Oscar fils, qui poursuit cette histoire de famille, en laissant libre cours à sa passion, celle d’une agriculture biologique, respectueuse de l’environnement et des personnes.

En 2016, Ludovic représentant la 3ème génération, a rejoint son père afin de travailler sur cette terre et recevoir en héritage le fruit de 2 générations.

Nous ne pourrons acheter qu’un paquet d’un kg ! .. poids oblige ..!!

 

Au loin nous apercevons la Collégiale de la Romieu

La Romieu
La Romieu

que nous atteindrons en longeant Les Jardins de Coursiana

Jardins de Coursiana
Jardins de Coursiana

 

Les jardins de Coursiana à découvrir le temps d’une balade à la Romieu au cœur de la Gascogne. Arnaud et Véronique Delannoy vous accueillent dans un superbe ensemble végétal de 6ha, véritable havre de paix ou des milliers de plantes (arbres, arbustes, vivaces, annuelles..) se mêlent à une merveilleuse collection de 350 rosiers différents.
Les jardins de Coursiana ont été classés en 2005 « Jardin remarquable » par le ministère de la culture et de la communication.

Nous touchons au but et profiterons de la place du village pour le repas de midi.

La collégiale de La Romieu

Collégiale de La Romieu
Collégiale de La Romieu

La Romieu fût au départ un modeste prieuré fondé par deux moines de retour d’un pèlerinage à Rome, d’où le nom “LARROUMIEU” signifiant en gascon “PELERIN”. Cette fondation serait datée de 1062.

Au XIVème siècle, le village prit de l’importance lorsqu’ Arnaud d’Aux, haut dignitaire de la Cour Pontificale et enfant du pays, éleva dans le village la Collégiale Saint Pierre (1312-1318) , le cloître et le palais. Il transforma la communauté Bénédictine en un collège de 14 chanoines réguliers, dirigés par un doyen et un sous doyen.

L’église collégiale construite entre 1312 et 1318 a le plan d’une grande chapelle. Elle n’a pas d’accès direct à la rue, car elle est fermée au peuple jusqu’à la révolution française. L’accès à l’église se fait au travers du cloître gothique. L’église collégiale est bâtie entre deux tours de 33m de haut. La tour octogonale à l’Est dans laquelle il est possible d’accéder.

Une visite à ne pas manquer

Le cloître est situé au Nord de l’église et a probablement été construit après l’église et en même temps que le clocher. Lieu de vie et de prière réservé exclusivement aux chanoines, il possédait à l’origine deux étages. On peut encore voir les traces de corbeaux qui servaient à soutenir les étages, ainsi que des restes d’éviers au sud et au nord. Le cloître est formé de quatre arcatures à baies géminées et trilobées et quatre portes en permettent l’accès. Le grand portail nord donnait sur la ville. Dans l’angle sud, la porte était réservée au chapitre. La porte méridionale donnait accès au palais. La porte ouest donnait également accès au palais. Les chapiteaux du cloître étaient ornés de feuillages et de figurines. La base était prismatique. Dans l’ensemble, les animaux s’associent souvent à un personnage, tout comme le décor floral. La disproportion des personnages (la tête par rapport au corps) est imprégnée des canons romans. Le cloître fût incendié en 1569 et les étages (en bois) furent détruits. De cet incendie gigantesque on peut trouver la trace sur les piliers du cloître qui ont été partiellement érodés. Certains piliers ont fait l’objet de restauration au cours des siècles comme on peut le constater de nos jours. Au-dessous du niveau du premier étage on peut apercevoir une litre funéraire peinte. Sur celle-ci on distingue des blasons (découverts en 1995) : – Au milieu le blason familial (Aux) – Au-dessus la couronne des marquis d’Aux – De part et d’autre deux lions qui tiennent la couronne – En dessous le collier des Chevaliers de Malte. Par le premier étage, du côté nord, on communiquait avec une maison de l’autre côté de la rue (on voit encore une porte murée) qui s’étendait jusqu’au fossés de la ville. Il s’agissait de la maison du Doyen du Chapitre.

 

Le Cardinal d’Aux ajouta un palais à sa construction, situé côté Ouest de la collégiale. Probablement semblable aux livrées cardinalices (Avignon), ce palais était destiné à recevoir les appartements du cardinal et de sa suite. Son emplacement permettait un accès privilégié du cardinal dans l’église collégiale. Vraisemblablement constitué de plusieurs maisons particulières articulées autour de cours centrales, le palais fut acheté bien national à la Révolution Française et fut vendu carrière de pierre. Les étages disparurent à cette époque-là. On peut voir aujourd’hui la tour dite « du Cardinal » ainsi que les murs du palais qui servent aux maisons d’habitations derrière la collégiale. L’entrée occidentale du Palais est assez bien conservée avec sa voute en ogive protégée par des mâchicoulis.

 

L’église :

La collégiale Saint Pierre formait l’essentiel d’un ensemble qui comprenait en outre un cloître et l’habitation des bénéficiers du chapitre, ou chanoinie, ainsi que le doyenné et le palais du cardinal situé au sud-ouest du cloître. Très rapidement construite entre 1313 et 1318 (date à laquelle le cardinal d’Aux en fit lui- même la dédicace) elle a le plan d’une grande chapelle : un seul vaisseau suffisait en effet pour l’usage exclusif qu’en avaient les chanoines. Cependant, ces proportions ne sont pas celles de la nef unique méridionale : pour une longueur totale de 36 mètres, la largeur dépasse à peine 9 mètres, alors que la hauteur sous clef atteint 15 mètres. Suivant le témoignage de l’abbé Broconat, l’ensemble de l’église était peint :  » dans le sanctuaire, à l’entrée, figuraient les deux titulaires de l’église, Saint Pierre, du côté de l’Evangile, et Saint Paul, du côté de l’Epître, et rangés dans les divers compartiments de la voûte, des anges balançaient un encensoir d’or en le dirigeant vers l’agneau représenté sur la clef. Dans la nef étaient peints debout, du côté de l’Epître, les quatre grands et les 12 petits prophètes, chacun des personnages ayant à la main une banderole sur laquelle se lisaient quelques titres de ses prophéties. Du côté de l’Evangile, on voyait les apôtres et les Evangélistes ». Or en 1864 on décida un décapage général pour mettre à nu l’appareil de pierre de taille. Du décor peint ne subsistent dans l’église que trois écussons découverts sur le tympan intérieur de la porte d’entrée, sous plusieurs couches de badigeon. Deux de ces écussons sont semblables et portent les armoiries des seigneurs d’Aux, patrons du chapitre ; ils sont séparés par l’écusson du seigneur de Firmacon.

La Tour de la Sacristie :
L’église est flanquée au nord-est et au nord-ouest de deux tours. On rapprochera ce parti d’ensemble de celui de certains « châteaux gascons » contemporains, caractérisés par une « salle » unie à deux tours. La plus monumentale des deux tours de La Romieu est celle de l’est, de forme octogonale. Peut-être doit-on évoquer à son sujet l’exemple du château que les sires de Firmacon avaient fait construire, non loin de là, au Mas d’Auvignon. Epaulée par six vigoureux contreforts, la tour de La Romieu comporte 3 belles salles superposées, voûtées d’ogives et éclairées par des fenêtres étroites. On passe d’un étage à l’autre à l’aide d’un escalier à vis enfermé dans une tourelle carrée. Traditionnellement on identifie la salle inférieure avec la sacristie (c’est encore sa destination actuelle), la seconde avec la salle capitulaire et la troisième avec la salle des archives, l’ordre des deux dernières étant parfois interverti. Couronnant l’ensemble, un belvédère, ajouré sur chacune de ses faces de 2 grandes fenêtres tréflées, annonce les constructions aériennes qui se développeront dans les parties hautes des châteaux forts à la fin du XIVe siècle. Il est surmonté d’une balustrade découpée de petites roses. Probablement les 3 salles étaient-elles peintes, mais seule la sacristie a conservé son décor. Dans les compartiments de la voûte, 16 anges tiennent les couronnes, jouent de la trompette ou balancent un encensoir. La tête nimbée de rayons, selon une formule très répandue dans le Sud-Ouest de la France à la fin du XIIIe siècle et dans la première moitié du XIVe, ces silhouettes gracieuses se détachent sur un fond blanc. Sur les murs des quadrilobes renfermant des écussons armoriés, le plus souvent indistincts, alternent avec des octogones. Ceux-ci portent dans les rangées inférieures des personnages à mi-corps et dans les parties hautes des murs un décor abstrait.

La Tour Carrée :
La tour carrée est bâtie au-dessus de la galerie du cloître. Elle a quatre étages et repose sur des arcades, deux en plein centre et deux en tiers-point. Elle contient les cloches dont une, la plus grosse (900 kg) est l’une des plus vieilles du Gers (1450). Cette tour est liée aux étages du cloître, à l’église, mais surtout aux bâtiments du Palais qui s’élevaient sur plus de 3600 m² à l’ouest de la collégiale. Cette tour a été construite postérieurement à l’église collégiale, mais en même temps que le cloître. Ce n’était pas une tour fortifiée (grandes ouvertures). L’escalier qui dessert cette tour est lui aussi logé dans une tourelle carrée adossée au mur de l’église. Il conduit aux quatre étages et permet d’accéder à la toiture de l’église (qui autrefois était une terrasse). La particularité de cet escalier se situe à sa base. En effet, sur 11 marches, cet escalier est à double révolution autour d’un noyau central. Dans le petit couloir semi-circulaire creusé dans le mur pour rejoindre les deux accès, on trouve trois petites meurtrières qui permettent de voir le cloître, l’église et la tour du Palais. Construit sur le même schéma que celui de Chambord, cet escalier qui date du XIV siècle était certainement conçu dans un objectif de défense. A voir absolument !

 

Que de marches !!

 

Un peu d’humour dans la Collégiale

 

Le soir nous avons réservé une chambre d’hôte à l’ étape D’Angéline

La table d'Angéline
L’étape d’Angéline

Étape de 10.4 km

 

 

 

 

 

 

 

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